Remi Chauveau Notes
Une semaine où Paris fait vibrer ses écrans comme une rue en musique, entre avant‑premières, balades cinéphiles et une dédicace Sweet Potato Pie.
Entertainment 🎯

🎬🤹 L’agenda du cinéphile : six rendez‑vous immanquables à Paris dès le 27 avril 🗓️🍿

30 April 2026
@alliesherlock

Tickets now on sale! Available at alliesherlock.com/tour or link in my bio 3 new dates added 02/09/26 Limerick 03/09/26 Limerick 04/09/26 Galway 06/09/26 Dublin 07/09/26 Belfast 09/09/26 Edinburgh 11/09/26 Newcastle 12/09/26 Leeds 13/09/26 Manchester 14/09/26 Birmingham 15/09/26 Milton Keynes (new show) 16/09/26 London 17/09/26 Brighton 20/09/26 Brussels 21/09/26 Amsterdam 22/09/26 Cologne 23/09/26 Frankfurt 27/09/26 Berlin 29/09/26 Warsaw (new show) 05/09/26 Vienna 06/09/26 Stuttgart 07/09/26 Winterthur (new show) 10/09/26 Paris

♬ original sound - Allie Sherlock

Sweet Potato Pie, une délicieuse dédicace pour Allie Sherlock

Dans cette semaine où Paris déroule ses écrans, ses salles et ses festivals, Sweet Potato Pie de Ray Charles et James Taylor apporte une autre couleur : celle d’un groove chaleureux, d’un sourire qui s’entend, d’une musique qui circule comme une conversation de trottoir. Ce duo, mi‑soul mi‑folk, rappelle que le cinéma n’est jamais loin de la rue, de ces moments où l’art surgit sans prévenir. On pense alors aux buskers comme Allie Sherlock, qui transforme un coin de trottoir en scène ouverte, un simple passage en instant suspendu. Cette énergie spontanée, cette façon de créer du lien en direct, résonne avec l’esprit de cet agenda : un Paris où l’on passe d’une avant‑première à une balade Méliès, d’un marathon De Palma à un festival africain, avec la même sensation que tout peut arriver — comme une chanson jouée au coin d’une rue qui, soudain, devient un petit morceau de cinéma.

🎶 🎬 🌿 📽️ 🌙 ✨ 🧭 📚 🌼 🎞️ 🪄 🕊️ 🌟 🔊 Sweet Potato Pie - Ray Charles feat, James Taylor




🎥 L’avant‑première : Mi amor

Guillaume Nicloux signe un film qui avance comme une respiration irrégulière, un récit où la disparition devient un état intérieur plus qu’un événement. Sous la lumière sèche des Canaries, les personnages semblent se dissoudre dans un paysage minéral qui reflète leurs zones d’ombre. Le film joue sur les pulsations, les silences, les ellipses, et installe une tension douce qui ne cherche jamais la démonstration. C’est un cinéma qui préfère laisser flotter les questions plutôt que d’y répondre, un geste sensible et troublant qui fait de cette avant‑première un moment à part.

📍 Lundi 27 avril – 19h30 – Le Grand Action (5ᵉ)

🕊️ Le ciné‑club de Salomé Saqué

Avec Le Silence des autres, on entre dans un documentaire qui refuse l’oubli et redonne une voix à ceux que l’histoire officielle a longtemps laissés de côté. Le film suit les familles victimes du franquisme, celles qui réclament justice dans un pays où les blessures n’ont jamais vraiment cicatrisé. Il montre comment une société peut tenter d’avancer trop vite, en laissant derrière elle des fantômes qui finissent toujours par revenir. Salomé Saqué transforme la séance en un espace de réflexion collective, où l’on interroge la mémoire, la transmission et la responsabilité. Une soirée dense, engagée, nécessaire.

📍 Mardi 28 avril – Mk2 Bibliothèque (13ᵉ)

🎩 La balade cinéphile : sur les traces de Méliès

Marcher dans Montreuil sur les pas de Georges Méliès, c’est remonter jusqu’aux origines du cinéma, à une époque où tout était encore à inventer. Juliette Dubois guide les participants à travers les lieux où l’illusionniste a imaginé les premiers trucages, les premiers effets spéciaux, les premiers mondes impossibles. On découvre les anciens ateliers, les façades encore marquées par l’histoire, les traces d’un artisan qui a transformé la magie de scène en magie d’écran. La balade devient un voyage dans la préhistoire du cinéma, un moment suspendu où l’on comprend comment un homme a façonné un langage visuel encore vivant aujourd’hui.

📍 Mercredi 29 avril – 14h30 – Montreuil (93)

🎞️ La masterclass autour de Double messieurs

Double messieurs est un film libre, tendre, un peu fou, où Stévenin filme l’amitié comme une route cabossée, pleine de détours, de silences et de gestes minuscules. La projection est suivie d’une rencontre rare avec Yann Dedet, Jackie Berroyer et Bruno Nuytten, trois artisans du cinéma qui racontent la fabrication d’un film culte : montage instinctif, tournage artisanal, accidents heureux, énergie brute. La masterclass s’annonce comme un moment de transmission, presque une conversation intime sur ce que signifie faire du cinéma à la main, avec une liberté que l’industrie laisse rarement.

📍 Samedi 2 mai – 14h30 – Cinémathèque française (12ᵉ)

🕶️ Le marathon Brian De Palma au Brady

Le Brady propose un triptyque qui résume la virtuosité de Brian De Palma. Phantom of the Paradise ouvre avec son opéra rock baroque, halluciné, où satire et flamboyance se mêlent dans un geste de cinéma total. Les Incorruptibles enchaîne avec son élégance old‑school, sa mise en scène millimétrée et sa tension permanente. Puis vient L’Impasse, tragédie crépusculaire portée par un Pacino incandescent, dont le travelling final reste l’un des plus beaux du polar américain. Trois films, trois énergies, trois démonstrations de maîtrise qui rappellent pourquoi De Palma est l’un des grands architectes du cadre et du suspense.

📍 Samedi 2 mai – 13h15 – Le Brady (10ᵉ)

🌍 Le festival Nollywood Week

Nollywood Week revient avec une édition qui célèbre l’énergie brute du cinéma nigérian et africain. Une industrie prolifique, inventive, populaire, qui explore aussi bien les drames familiaux que les comédies urbaines, les thrillers sociaux ou les récits identitaires. Cette 13ᵉ édition propose des avant‑premières, des rencontres, des projections qui racontent des villes en mutation, des trajectoires inattendues, des imaginaires puissants. Parrainé par Thomas Ngijol, le festival gagne une touche d’humour, de chaleur et de regard affûté. Une semaine pour découvrir un cinéma vivant, vibrant, en pleine expansion.

📍 Du 6 au 10 mai – Cinéma l’Arlequin (6ᵉ)

#NuitCiné 🌙 #ParisScope 🧭 #ÉcranNomade 🌾 #FocusCulture 💡 #AgendaBleu🧩

Allie Sherlock

Le cinéma qui rayonne comme une clameur vibrante
Nollywood, c’est l’exemple parfait d’un cinéma qui a transformé la contrainte en moteur créatif : née dans les années 90 sans studios, sans financements et sans circuits de distribution, l’industrie nigériane a inventé un modèle ultra‑rapide où l’on tournait en vidéo, montait à la maison et diffusait directement dans les marchés, créant une proximité unique avec le public ; cette vitesse, cette débrouille et cette capacité à raconter l’actualité presque en temps réel ont forgé une esthétique propre — populaire, directe, inventive — qui explique pourquoi Nollywood est aujourd’hui l’une des industries les plus prolifiques du monde, un cinéma vivant qui ne demande jamais la permission pour exister.

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