Remi Chauveau Notes
Un ignition féministe qui, de R. Kelly à Beatrix Potter, des dirigeantes contemporaines aux grandes scientifiques et cheffes, transforme les espaces imposés en Nouveaux Territoires portés par un vrai Girl Power.
Entertainment 🎯

📚 Les meilleures BD de 2026… jusqu’ici

22 April 2026
@t_and_indee don’t act like yall don’t still listen to him🙂‍↕️ #ignition #rkelly #rnbvibes #2000smusic #early2000s #rnbmusic #rnbclassics #2000srnb #early2000smusic #rnbthrowbacks #musicrecommendations #rnb ♬ Ignition R Kelly - Hadley

Étincelle Féminine

L’imaginaire pop autour d’Ignition de R. Kelly — cette idée d’un moteur qui s’allume, d’une énergie qui bascule — sert de métaphore : un déclenchement intérieur qui propulse les femmes hors des territoires où on voulait les maintenir. De Beatrix Potter, qui a transformé un univers littéraire fermé en espace d’émancipation avec Pierre Lapin, aux dirigeantes contemporaines comme Christine Lagarde, Ngozi Okonjo‑Iweala, Katalin Karikó, Jacinda Ardern, Mia Mottley ou Sanna Marin, une même dynamique se déploie. Elle se retrouve aussi chez les grandes scientifiques — Marie Curie, Irène Joliot‑Curie, Maria Goeppert‑Mayer, Donna Strickland, Andrea Ghez, Emmanuelle Charpentier, Jennifer Doudna, Tu Youyou, Frances Arnold, Gertrude Elion — dont les découvertes ont redéfini la physique, la chimie, la biologie et la médecine. Et dans la cuisine, longtemps espace d’assignation, des cheffes comme Anne‑Sophie Pic, Hélène Darroze, Dominique Crenn ou Nina Métayer montrent que cet endroit devient un territoire choisi, un lieu de création et non de contrainte. Partout, une même montée en puissance : une ignition féministe qui brise les frontières héritées et ouvre des Nouveaux Territoires sous l’effet d’un véritable Girl Power.

🎶 🎨 🐇 📚 ✨ 👧 🔥 🍳 🌱 🕊️ 💪 🌼 ✒️ 🔊 Ignition - R. Kelly




📚 Les meilleures BD de 2026… jusqu’ici

Un début d’année étonnamment riche, entre contes modernes, fresques brésiliennes, autofictions sociales et voyages interstellaires.

L’hiver 2026, habituellement calme côté BD, s’est transformé en véritable terrain d’expérimentation graphique et narrative. Dix albums se détachent déjà, chacun à sa manière, par leur audace, leur sens du récit ou leur puissance émotionnelle. Tour d’horizon.

❄️ Marly ou la Neige en été — Emmanuel Lantam (Éd. Réalistes)

Un conte moderne aussi étrange que poétique, où Marly — un petit train sujet aux déraillements — avance tant bien que mal dans un monde rempli de symboles et de références. Lantam signe un roman graphique foisonnant, drôle, mélancolique, et surtout pas seulement pour les enfants. Un livre‑monde, généreux, qui surprend à chaque page.

🌙 Terre ou Lune — Jade Khoo (Éd. Morgen)

Othello, enfant placé dans un orphelinat lunaire, cherche à comprendre qui il est et d’où il vient. Jade Khoo utilise la science‑fiction comme décor pour raconter une quête identitaire intime, subtile, presque fragile. Un premier volet de diptyque qui impressionne par sa maîtrise narrative et son sens du silence.

🌆 Eldorado — Marcello Quintanilha (Éd. Le Lombard)

Quintanilha poursuit son exploration du Brésil contemporain avec une fresque qui s’étend sur près de trente ans. Deux frères, deux trajectoires, une ville — Niterói — qui devient un personnage à part entière. Graphiquement audacieux, rythmé, vibrant : une comédie humaine tropicale, ample et bouleversante.

💸 Jeune et fauchée — Florence Dupré La Tour (Éd. Dargaud)

L’autrice revient sur ses années de galère financière, mère solo, artiste en devenir, jonglant entre survie et création. C’est cru, drôle, lucide, parfois brutal — une autofiction sociale qui frappe juste. Un album qui parle de précarité sans misérabilisme, avec une force rare.

🤠 L’Homme qui a vu l’homme qui filme l’homme qui tire plus vite que son ombre — Guillaume Bouzard (Éd. Dargaud)

Bouzard part en immersion sur le tournage d’une série Lucky Luke dans le désert andalou… et c’est un festival. Un reportage absurde, hilarant, bourré d’autodérision, où l’auteur joue avec son propre avatar. Un OVNI réjouissant, qui rappelle que la BD peut être un terrain de jeu total.

❤️‍🔥 Tachycardie — Maybelline Skvortzoff (Éd. Tanibis)

Une chronique du quotidien pleine de petits tracas, bobos, maladresses, moments gênants… C’est drôle, vif, très incarné — mais derrière l’humour affleure un drame plus profond, traité avec pudeur. Une BD qui parle de la vie telle qu’elle est : chaotique, tendre, parfois douloureuse.

🔮 Minor Arcana — Jeff Lemire (Éd. Delcourt)

Theresa, 40 ans, revient vivre chez sa mère et découvre qu’elle possède… des pouvoirs magiques. Lemire mélange humour, occultisme et mélancolie dans un récit court mais envoûtant. Une petite pépite atmosphérique, entre comic indé et fable surnaturelle.

🚂 Train de nuit dans la voie lactée — Adrien Demont (Éd. Morgen)

Giovanni embarque pour un voyage interstellaire à bord du Galaxy Express, à la rencontre de constellations et de mondes imaginaires. Demont revisite un classique japonais pour en faire un roman graphique onirique, tendre, presque métaphysique. Un voyage au bout de la nuit, lumineux et inoubliable.

🎭 Samuel & Beckett — Jorge Carrión & Javier Olivares (Éd. Nouveau Monde Graphic)

Un portrait graphique de Samuel Beckett, qui préfère suggérer plutôt que raconter. Peu de biographie, beaucoup d’atmosphère : Olivares joue avec les ombres, les silences, les poses. Une BD élégante, conceptuelle, qui cherche à montrer l’écrivain plutôt qu’à l’expliquer.

🎨 Bascoulard — Frantz Duchazeau (Éd. Sarbacane)

Marcel Bascoulard, dessinateur-poète marginal, arpentait Bourges travesti en femme, vivant volontairement en marge. Duchazeau lui rend hommage dans un album sensible, respectueux, profondément humain. Un récit sur la liberté, la création, et la beauté des existences hors norme.

✨ Un début d’année qui donne le ton

Entre introspection, humour, fresques sociales, voyages cosmiques et portraits d’artistes, ces dix BD montrent une chose : 2026 sera un grand cru pour le roman graphique.

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Graines Poétiques

De Beatrix Potter à la Cuisine : Pierre Lapin et la Fin des Territoires Assignés
Beatrix Potter, pionnière de la littérature jeunesse, a dû s’imposer dans un univers dominé par les hommes : pourtant, dès 1902, The Tale of Peter Rabbit devient un succès mondial, vendu à plus de 45 millions d’exemplaires et traduit en plus de 45 langues ; elle invente même l’un des premiers produits dérivés littéraires avec le premier jouet breveté de personnage en 1903, faisant de Pierre Lapin le plus ancien personnage licencié de l’histoire . Comme beaucoup de femmes de son époque, Potter transforme un espace considéré comme mineur — les contes animaliers — en un territoire d’innovation artistique et économique, jusqu’à devenir une figure majeure de la conservation du Lake District grâce aux revenus de ses livres en.wikipedia.org. Ce parcours fait écho à un autre cliché persistant : celui des filles “consignées à la cuisine”, assignées à l’espace domestique pour limiter leur accès au pouvoir économique et symbolique. Même si la gastronomie a produit des figures d’exception — Auguste Escoffier, Anne‑Sophie Pic, Hélène Darroze, Julia Child — ces noms ne suffisent pas à effacer l’inégalité structurelle entre cuisine domestique (féminisée) et cuisine professionnelle (longtemps masculinisée). Mais comme Potter a renversé les codes littéraires, les nouvelles générations renversent aujourd’hui ceux de la cuisine : autonomie financière, partage des tâches, revalorisation du travail invisible et créativité font de cet espace non plus un lieu d’assignation, mais un lieu choisi, libre, réinventé.

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